Les femmes "de" deviendraient les mères "de" tellement leurs progénitures ont intégré les privilèges de leur statut social.
9h
Les mères "de" sourient dans le vide, sourient dans la pluie, une fois la cloche d'école retentit.
Est-ce la vile jalousie envers l'institutrice, cette mère républicaine qui choient leur têtes blondes jusqu'au retour du père qui les pousse à se réunir pour concocter une stratégie d'éviction ? Ou est-ce l'ennui.
"Elle n'a aucune pédagogie" chuchote-t-on dans le Hall de l'Institut, transformé en salle du jeu de paume pour l'occasion. Et de balancer des reproches à celle que l'on ne connaît qu'à travers les serments de son enfant, paroles d'évangile.
"Ils n'ont pas le droit à l'erreur".
Mais puisqu'elle est humaine, que nos fils et nos compagnes ne s'offusquent pas d'en être déboutés!
South Kensington. Au-dessus des droits, parfois au-dessus des lois.
Il est facile d'être expatrié quand on vit à vingt minutes de l'Eurostar, deux heures trente de Paris. Mère patrie ! Je t'aime trop pour rester chez toi. Viens! Je t'emporte avec moi. Institut français.
"Je n'accoucherai pas à Londres".
Des services médicaux au Royaume-Uni : un air de Tiers-Monde qui coûte même trop cher aux élites.
Et il y a Saba, anglo-libanais, qui me répète inlassablement le même laïus sur la Terre de Jérusalem. Elle appartiendrait aux Juifs, pas à Israël. Il vient tous les matins faire sa toilette, côtoyant les Fils et les Filles, déjà trop beaux pour leur âge. Lycée Charles de Gaulle.
Saba a acheté un Panama hier, c'est un peu le Pérou pour celui que je soupçonne être à la rue. Mais celles de South Kensington seraient plus clémentes, les SDF s'accessoirisent chez Urban Outfitters.
Les Français à Londres, une autre réalité.